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Passages Obscurs

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LP099/CO028

La rue Isabelle

La rue Isabelle

Localisation: Bruxelles - Belgique.

Destination: Inconnue.

Découvreur: Christian Ramette.

Passeur: Inconnu.

Statut: Ouverture possible.

Moyen: Passage.

Notes:

   La rue Isabelle est un de ces lieux étranges et mystérieux sur lequel se posent immédiatement des soupçons. Du reste, de nombreux indices permettent d'imaginer que cette rue dissimulée de tous pourrait bien être un lieu de Passage vers les Cités Obscures.

   Située sous la Place Royale à Bruxelles, à plusieurs mètres sous terre, cette rue a été percée en 1625 sous les ordres de l'infante Isabelle pour lui permettre de rejoindre la Cathédrale Sainte-Gudule à partir du Palais Impérial. Les vastes plans de réorganisation de la ville au début du siècle et mieux connus aujourd'hui sous le nom de "Bruxelisation" condamnèrent la rue qui se retrouva enfouie sous terre. Ce n'est que plusieurs années plus tard que des fouilles archéologiques permirent de la restaurer.

   C'est ici qu'intervient le premier indice quant à la probabilité d'un lieu de Passage à cet endroit. Il s'agit d'un document tout à fait exceptionnel qui aurait été rédigé à la fin de l'année 1996 par une Autorité responsable des "Passages" à Brüsel, c'est à dire d'une organisation ou autorité issue du continent obscur, à l'intention de la Société Archéologique de Bruxelles. Bien sûr, l'authenticité de ce document reste à établir. Cependant son contenu permet de se poser de nombreuses questions sur la volonté de certaines autorités de limiter les possibilités de connexions entre nos deux mondes et ce même du coté Obscur. Voici, mot pour mot le texte de ce document:

   "Par la présente, je veux attirer votre attention sur un fait gênant. Ces derniers mois, nombreuses sont les personnes posant des questions sur le Passage classé PCO/Bxl-0014-PR-RI (dont je joins une photo pour mémoire). Comme vous le savez ces Passages doivent revêtir un caractère d'utilisation exceptionnel et individuel. En aucun cas, il ne peut être toléré une quelconque publicité ou visite des lieux. Il vous est donc prié d'attirer l'attention d'éventuels touristes sur des fouilles archéologiques en plein air, avec des reconstitutions qui auront grand effet sur les curieux, et qui les détourneront du Passage. Le Passage quant à lui sera muré provisoirement dans les règles de l'art."

   On ne sait toujours pas pour l'instant si la Société Archéologique de Bruxelles a obtempéré à ces ordres. Il est vrai en tout cas que la visite de la rue Isabelle reste assez difficile et que la publicité autour de cette curiosité touristique de Bruxelles n'est pas grande. Personne en tout cas n'a découvert à ce jour un quelconque mur pouvant cacher un Passage ce qui pourrait expliquer la grande qualité de dissimulation dont on aurait pu faire preuve des maçons initié aux "règles de l'art".

   Mais ce n'est pas tout car les indices à propos de ce lieu ne manquent pas. Ainsi, certains ont été trouvés dans deux livres de Paul de Saint-Hilaire: "Bruxelles mystérieux" et "La Belgique mystérieuse". Ces livres nous révèlent que la rue Isabelle ne serait accessible que par deux bâtiment situé au dessus de celle-ci, le bâtiment de la Lloyds Bank et celui du service des Archives Africaines. C'est le premier de ces deux bâtiments qui est tout à fait intéressant. Il est particulièrement étrange que l'on n'accède au lieu que par l'entremise de l'ascenseur d'un banque Anglaise faisant le coin des rues Isabelle et d'Angleterre. La coïncidence est d'autant plus remarquable que cette dernière rue avait été fort probablement dénommée ainsi parce que Richard de Cornouailles, le roi d'Angleterre et leurs suites l'avaient empruntée à plus d'une reprise quand, descendus chez le duc de Brabant, leur parent, ils passaient voir pour affaires, à quelques centaines de pas du palais, ceux qui étaient tout à la fois leurs trésoriers, leurs banquiers et les fondateurs d'un des premiers Lloyds commerciaux, les Templiers. Ce n'est pas la première fois que le nom des templiers est cité quand il s'agit de Passage vers le Continent Obscur. D'autres hypothèses comme la quinta da Reigaleira ou les Halles de Troyes évoquent la probable implication de cette confrérie dans la possibilité de Passage vers les Cités Obscures.

   En outre, les livres de Paul de Saint-Hilaire nous révèlent que la totalité de la Place Royale aurait été construite en surélévation sur les ruines du Palais incendié. Les salles basses de l'édifice, ses caves et galeries, ses passages dérobés se transformèrent ainsi en un vaste complexe enterré, faisant communiquer entre eux les immeubles environnants, qu'on a pris coutume d'appeler «Les Catacombes». Selon Paul de Saint-Hilaire, ce réseau de couloir souterrains s'étendrait bien au delà de la Place Royal et irait jusqu'à la Place du Sablon et même jusqu'à la Grand-Place. Il est donc aisé d'imaginer que ce réseau puisse rejoindre le Palais de justice tout proche, lui même lieu de Passage attesté.

   Enfin, c'est une simple anecdote qui clos le grand nombre d'indices à ce sujet. En 1830, alors qu'on se battait ferme dans le parc, les catacombes permirent d'évacuer sans mal les familles anglaises, femmes, enfants et bagages qui se trouvaient en danger dans l'hôtel Belle-Vue. Un inconnu, qui paraissait connaître parfaitement les lieux, s'offrit à les guider. A l'issue d'un long périple sous terre, il les fit déboucher à l'emplacement de l'actuelle bibliothèque Albertine! Mais il refusa obstinément de se nommer et s'en alla avec son secret. Qui était ce mystérieux sauveur? Par où a t'il bien pu faire passer tous ces gens? Certains obscurologues n'hésitent pas à soulever l'idée que ce Passeur aurait fait transiter ces personnes, à leur insu (ce qui semble être une pratique courante dans le milieu des Passeurs Obscurs), par le continent obscur pour les faire réapparaître à l'endroit de l'actuelle Bibliothèque Albertine.

   Quoi qu'il en soit, la rue Isabelle reste un lieu fort important en matière de Passage Obscur et les jours qui viennent ne manqueront pas d'apporter encore de nouveaux indices à son sujet.